Vendredi dans l’après-midi, le Japon a été touché par un tremblement de terre. Bien que le pays y soit habitué (situé à
la subduction de quatre plaques tectoniques donc dans une zone sismique très active), il s’agit cette fois du plus puissant que le pays est connu. D’une magnétude de 8.9, celui-ci a eu lieu dans l’océan Pacifique au large des côtes du nord-est de l’archipel. Les installations du pays ont semble t-il résister au séisme si ce n’est quelque dégâts mineurs dans les villes nippones.
Toutefois, les experts estiment qu’à partir d’une magnétude de 6, un séïsme en mer peut déclencher un tsunami. C’est ce qui s’est produit Vendredi 11 mars 2011 en plein après-midi au large de la principale île Nippone. Le déplacement de 2.4 mètres d’une plaque sur environ 400 kms a déplacé plusieurs millions de mètres cubes d’eau. L’onde qui s’est propagée à 600 km/h, a en abordant les faibles profondeurs des côtes, crée des vagues d’une dizaine de mètres de haut ravageant tout sur leurs passages, pénétrant à plus de 5 kms dans les terres à certains endroits. Bien que le pays dispose d’un système d’alerte, celui-ci n’a pu éviter le pire. Actuellement des dizaines de villes sont entièrement ravagées et inaccessibles dans un pays très montagneux où la quasi-totalité des 128 millions de Japonais vivent sur les étoites bandes de plaines côtières.
On compte environ un millier de morts pour le moment mais dans un contexte où l’on compte des dizaines de milliers de disparus, le bilan va s’alourdir. Le pays a fait appel à l’aide internationale en demandant en premier lieu, l’intervention des militaires américains qui possèdent des bases sur l’île. La France a envoyé plusieurs équipes de secouristes avec 35 tonnes de matériels pour l’aide à la recherche de victimes. Maintenant, le principal problème du pays est la menace nucléaire. De graves répercussions ont eu lieu dans trois centrales nucléaires dont l’une a déjà rejeté des vapeurs radioactives dans l’atmosphère.